samedi 23 septembre 2017

Une fille dans la jungle - Delphine Coulin



Une fille dans la jungle, Delphine Coulin

Editeur : Grasset
Nombre de pages : 238
Résumé : «  Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin. Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire dans une odeur d’humus. Une jungle du pauvre. Et aujourd’hui, c’était silencieux. Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls, tous les six. »

Ce roman a été lu dans le cadre de l’opération « Exploration de la rentrée littéraire 2017 » organisée par lecteurs.com.

- Un petit extrait -

« Elle n’avait jamais vu la mer, et ne savait pas nager. Elle avait pris un bateau où ils devaient être au moins cent, et comme elle était parmi les enfants elle avait eu le droit de rester dehors, sur le pont. Heureusement, parce que en bas les relents de poisson et d’essence étaient tellement forts que certains s’étaient mis à vomir à peine partis. L’odeur de vomi était alors venue jusqu’à ses narines, et elle avait beau mettre son nez dans sa veste, l’odeur continuait de lui remplir le crâne, elle s’était mise à trembler, à transpirer, elle essayait d’éviter d’y penser mais l’odeur, la pensée de l’odeur, les gémissements des autres, lui soulevaient le ventre. Son estomac devenait autonome et il se révoltait contre ce qu’on lui faisait subir, son esprit ne lui commandait plus. Elle s’est mise à vomir, les autres autour d’elle aussi, et tous se faisaient vomir les uns les autres. Pour la première fois elle s’était résignée à puer, elle avait tellement mal qu’elle ne faisait plus attention à rester propre. »

- Mon avis sur le livre -

Ils sont six adolescents. Deux filles, quatre garçons. Ils ne viennent pas du même pays, n’ont pas suivi le même parcours, mais sont habités par la même volonté, le même espoir : gagner l’Angleterre. Réunis dans cette immense et cruelle Jungle qu’est celle de Calais, ils sont prêts à tout pour traverser ces trente-trois kilomètres de mer qui les séparent de leur objectif. C’est pourquoi, tandis que l’évacuation puis le démantèlement de cet immense campement s’opèrent sous leurs yeux, ils décident de se cacher des autorités françaises, pour ne pas prendre le risque d’être emmenés loin de cet endroit qui représente pour eux leur seule chance d’atteindre l’Angleterre. Assaillis par le froid et la faim, confrontés aux nombreux échecs et aux déconvenues multiples, Hawa et ses compagnons d’infortune ne sont pas arrivés au bout de leurs peines …

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai adoré ce livre. Je l’ai adoré au point de ne pas vouloir le finir, de ralentir progressivement ma lecture pour faire durer le plaisir un petit peu plus longtemps. Ce n’était pourtant pas gagné au départ : une couverture blanche qui a fait frissonner l’amoureuse de belles images que je suis, un résumé trop évasif qui ne me permettait pas de savoir quel était réellement le genre du roman (j’aime savoir où je vais lorsque je débute un livre, ne serait-ce que pour savoir à quoi m’attendre) … Heureusement pour moi, dès la première page, cet état d’incertitude s’est envolé, remplacé par une insatiable curiosité. Ce qui au départ était rédhibitoire à mes yeux - ne pas savoir dans quoi je m’embarquais - est au contraire devenu ce qui me donnait envie de continuer ma lecture !

Le suspense ne dure finalement pas tellement longtemps - petit roman oblige - et j’ai rapidement compris que le « elle » mystérieux qui menait l’histoire représentait Hawa, une jeune migrante en escale à Calais comme tant d’autres. Au fur et à mesure que les chapitres passent, on en apprend plus sur Hawa et son passé, ainsi que sur celui de ses compagnons d’infortune. Et clairement, j’ai plus d’une fois grimacé, frissonné, manqué pleurer … Pas uniquement parce qu’on s’attache à ces six gamins malmenés par la vie, mais surtout parce qu’on pense à ces milliers de gamins de chairs et d’os qui vivent la même galère chaque jour. C’est vraiment la force de ce roman : mêler la fiction - il y a même une émouvante histoire d’amour dans ce petit livre ! - et la réalité ... même si on aimerait tellement que cela ne soit pas le cas !

J’ai particulièrement aimé la plume de Delphine Coulin, à la fois très expressive, très poétique et très simple, très fluide. J’ai toujours aimé les narrations qui plongent véritablement le lecteur dans l’ambiance du récit, mais qui restent naturelles. Ici, c’est vraiment ce que nous propose l’auteur : chaque description a fait naître en moi des sensations, des images, des sons, des odeurs, qui m’ont totalement transportée aux côtés d’Hawa et ses amis. Et pourtant, pas de paragraphes descriptifs longs comme l’Iliade ou complexes comme une phrase stendhalienne. Non, tout simplement des descriptions que je qualifie d’efficaces : sobres et épurées, elles ne sont pas exhaustives mais ont montré le chemin à mon imagination qui n’a eu qu’à faire le reste. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour le style lui-même !

Ce roman, donc, est loin d’être un simple « récit-documentaire » : il se lit comme un véritable page-turner et en possède d’ailleurs tous les ingrédients ! Il y a une bonne dose de tension dramatique, de l’action, de l’émotion, de l’introspection tout juste ce qu’il en faut … L’auteur a su trouver le juste milieu entre l’exploitation d’un contexte éminemment réaliste - et sensible - et  la mise en place d’une véritable intrigue dramatique.

En bref, Une fille dans la jungle est un roman qui a su me captiver, m’étonner et m’émouvoir. C’est un roman au sujet ô combien difficile, mettant en scène des personnages au passé particulièrement douloureux, mais c’est avant tout une histoire sous le signe de l’espoir. Hawa et les autres ne se laissent pas abattre par les embûches et les complications, bien au contraire, ils gardent foi en l’avenir qu’ils espèrent radieux. Une vraie leçon pour nous qui, parfois, avons tendance à nous lamenter sur notre sort alors que pas si loin de chez nous, des enfants de huit ans traversent des galères que nous pouvons à peine imaginer … Alors oui, ce roman a beau être particulièrement bouleversant et douloureux, je pense vraiment qu’il véhicule plusieurs beaux messages, certains apparents, d’autres plus enfouis. Un livre qui engage à réfléchir. 

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge de l’été 2017
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dimanche 17 septembre 2017

Sirius - Stéphane Servant



Sirius, Stéphane Servant

Editeur : Rouergue
Collection : Epik
Nombre de pages : 474
Résumé : Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s'écoule doucement... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers.


Un grand merci aux éditions du Rouergue pour l’envoi de ce volume.



- Un petit extrait -

« Elle voyait bien ce que Kid se disait dans sa petite tête d’enfant : A quoi bon filer quand rien ne nous menace ? Si on se trouve bien quelque part, pourquoi ne pas y rester ? Kid en était persuadé : si les étoiles se ruaient à l’autre bout du ciel, c’est qu’elles étaient en danger, sans doute poursuivies par quelqu’un ou quelque chose. Avril essaya d’imaginer à quoi pourrait ressembler une telle créature. Est-ce qu’il y avait là-haut un Dieu si furieux qu’il faisait fuir jusqu’aux étoiles ? Est-ce qu’il y avait autre chose dans le ciel que l’ombre portée de l’homme, la faim d’un ogre jamais rassasié ? »

- Mon avis sur le livre -

Cher Sirius,

Depuis l’instant où j’ai entendu parler de toi, je n’ai eu qu’une seule envie : te rencontrer. Dans mon cœur de lectrice passionnée, tu représentais la promesse inespérée d’une intense retrouvaille avec la plume de ton auteur. Ton grand frère, La langue des bêtes, avait su conquérir mon cœur, et depuis que la dernière de ses pages se fut définitivement tournée, le monde me semblait bien vide : où allais-je retrouver cette sauvage poésie, cette intense féérie, cette singularité qui m’avait tellement chamboulée ? J’ai lu de nombreux livres, depuis, ai eu de nombreux coups de cœur, aussi, mais tout au fond de moi, je t’attendais sans le savoir. Et à l’instant même où je t’ai sorti de la boite aux lettres, à la seconde même où mes yeux se sont posés sur ta si jolie couverture, j’ai su que tu allais répondre à toutes mes attentes inconscientes. Tu ne m’as pas déçue, Sirius, bien au contraire, tu m’as enchantée.

Au fil de tes pages, j’ai rencontré Avril et Kid, une grande fille et un petit garçon, deux êtres perdus au milieu d’un monde ravagé, deux étoiles isolées qui s’ignorent encore. Avril et Kid, une grande sœur et son petit frère, deux couleurs de peau différentes, deux cœurs qui s’aiment plus que tout. Avril et Kid, deux âmes perchées sur un arbre immense, un arbre ami, un arbre abri, attendant depuis cinq ans Sirius qui les conduira à la Montagne. Mais Avril et Kid vont devoir fuir, s’enfuir, quitter ce refuge, partir sur les routes, poursuivis pas les Etoiles Noires, qui surgissent du passé d’Avril pour bouleverser leur présent … et leur avenir, aussi, peut-être, si ce mot signifie encore quelque chose sur cette Terre dévastée. Et alors, Sirius vint à leur rencontre, bien différent que celui qu’ils s’attendaient à voir … Saura-t-il les conduire jusqu’à la Montagne ?

Sirius, tu nous présentes la fin du monde, la fin d’un monde. Du moins, c’est ce que l’on pense, au début : Comment le monde pourrait-il survivre si ni les plantes, ni les animaux, ni les humains, ne sont plus capables de se reproduire ? Comment la vie pourrait-elle subsister si mêmes les étoiles ne sont plus capables de rester accrochée dans le ciel ? Tu nous obliges à regarder en face ce monde ravagé, dévasté, cette Terre qui pourrait être la nôtre demain, peut-être. Mais surtout, tu nous forces à dévisager la vérité en face : lorsque tout s’effondre, lorsque les ressources s’épuisent, lorsque survivre devient un combat quotidien, alors toute trace d’humanité s’efface définitivement du cœur des hommes. Redevenus bêtes, cruels et assoiffés de sang, ils ne pensent qu’à leur propre survie sans plus jamais tendre une main charitable à plus petit que soi. Tu nous poses cette terrible question, tu ouvres cette affreuse interrogation : ne serions-nous pas, finalement, pires encore que les Zanimos que nous considérons comme inférieurs à nous ? 

Sirius, avec une telle thématique - la fin du monde -, tu aurais pu être semblables aux autres romans post-apocalyptiques : un récit dramatique, qui fait peur, un récit tragique, qui accable. Mais tu n’es rien de tout cela. Tu ouvres les yeux de tes lecteurs sans pour autant les déprimer, tu les invites non pas à broyer du noir mais à chercher la lumière dans toute chose. Tu les pousses à changer de regard sur le monde qui les entoure, tu les exhortes à découvrir la Vérité qui se cache un peu partout autour de nous et en nous : nous sommes tous des Zétoiles, et nous faisons tous parti de la même Constellation. Et quand je dis « tous », je ne parle pas uniquement de nous, frères et sœurs humains en dépit de nos différences - bien que si tout le monde reconnaissait déjà cela, nous aurions fait un grand pas en avant - mais bel et bien de nous, êtres vivants, humains comme animaux, animaux comme plantes, plantes comme humains. Nous appartenons tous à la grande Constellation de la Vie, et c’est ensemble que nous pouvons faire de cette Terre un monde d’harmonie, de paix, d’amour et d’espoir.

Sirius, tu n’imagines même pas à quel point j’ai aimé te lire. Tu as fait surgir en moi des cascades d’émotions, tu m’as fait sourire, tu m’as fait pleurer, tu m’as fait trembler, tu m’as fait vibrer. Tu es tellement bien écrit, c’est dingue, c’est comme si les mots prenaient vie pour m’emmener dans un voyage, ou dans un rêve, je ne sais pas très bien. Comme si les mots n’étaient plus de simples mots, mais des étoiles, eux aussi, et que la Constellation harmonieuse et magnifique qu’ils formaient, c’était toi, ce livre que j’ai pris tant de plaisir à découvrir, à savourer. Ce livre que je relirais sûrement très régulièrement, juste pour voyager dans le monde des rêves à nouveau, juste pour retrouver Avril, Kid et ses Zanimos. Ce livre que je conseille à quiconque voudra bien m’écouter, suivre mes conseils, suivre mes pas. 

Sirius, tu as été une de mes plus belles lectures de l’année. Alors je tenais à te remercier pour cela. Et à travers toi, je veux remercier ton auteur, ce Conteur qui t’a donné vie. Merci Stéphane Servant, merci infiniment pour vos livres qui, à chaque fois, font descendre toutes les Zétoiles du ciel dans mes yeux ébahis.

Merci.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge de l’été 2017
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Ce livre a été lu dans le cadre de la Coupe des 4 maisons
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samedi 16 septembre 2017

Qui ne dit mot consent - Alma Brami



Qui ne dit mot consent, Alma Brami

Editeur : Mercure de France
Collection : Bleue
Nombre de pages : 165

Résumé : Émilie a suivi son mari à la campagne quand les enfants étaient encore petits, depuis ils ont grandi et quitté la maison. Dehors, il y a une vigne qui donne des raisins, il y a aussi une table en bois, des chaises, un banc, pour les petits déjeuners copieux, il y a des tommettes rouges dans le salon, un grand escalier qui mène à l'étage, et à l'étage, une chambre d'amis. Chaque famille a ses secrets. Que se passe-t-il dans cette maison au bout de la route du grand chêne?



Ce roman a été lu dans le cadre de l’opération « Exploration de la rentrée littéraire 2017 » organisée par lecteurs.com.

- Un petit extrait -

« Ça avait commencé quand les enfants étaient petits. Il avait besoin d’air, la ville l’angoissait. Le travail chérie, tu sais ce que c’est le travail ? J’ai besoin de rentrer chez moi, et de me ressourcer tu comprends ? Il avait bien fallu que je comprenne quand il avait mis en vente notre appartement pour acheter cette maison. On sera bien, il répétait, tu veux avoir un mari détendu, heureux, disponible ? Bien sûr que je voulais. Il ferait des allers-retours et on profiterait en famille le plus possible, ce serait merveilleux. Il m’avait dit chérie, j’attends de toi que tu me soutiennes, c’est pas facile pour moi non plus, tu sais. J’avais répondu je sais. On s’était installés ici début novembre. Dieu que la ville m’avait manqué. Notre petit appartement à côté de l’école des enfants, le bruit des voisins, les odeurs de nourriture dans la cage d’escalier. On s’habituera, je me persuadai, on construira des cabanes, on dormira à la belle étoile, on aura un potager. »

- Mon avis sur le livre -

Cela commence toujours à la gare. Invariablement le même sourire charmeur, la même prévenance délicate. L’éternel bouquet de fleurs, l’invariable visite guidée du village, le sempiternel trajet musical jusqu’à la maison. Commence alors l’installation de l’« invitée », officiellement conviée pour tenir compagnie à Emilie. Trois rôles à jouer. Deux acteurs immuables. Des comédiennes intérimaires qui ignorent la mise en scène. Emilie n’a pas envie d’apprendre à connaitre ces « amies sur mesure » qui accaparent toute l’attention de son mari durant le temps, plus ou moins long, que dure leur passage. Emilie ne souhaite qu’une seule chose : ne plus avoir à partager son homme avec d’autres, ne plus avoir à être polie et agréable avec ces convives indésirables. Mais Emilie accepte tout, supporte tout, attendant le jour où il comprendra enfin qu’elle suffit seule à son bonheur …

Qui ne dit mot consent est un roman terriblement bouleversant. Dès les premières pages, mon petit cœur s’est serré de peine à l’unisson avec celui d’Emilie, narratrice de ce douloureux récit : impossible de rester impassible face à cette souffrance intérieure, à ces larmes sans cesse retenues, à cet espoir maladif et pernicieux. Emilie raconte sans rien omettre ce quotidien malsain, explique sans détour les raisons qui la pousse à accepter cette situation sans rien dire, relate son enfance au milieu de parents refusant de la laisser grandir et décider par elle-même. L’auteur nous offre ici un roman très psychologique à la thématique intéressante : tout comme les femmes battues s’accrochent à leur couple en dépit de tout, Emilie, femme trompée cohabitant avec ses rivales, s’obstine à considérer que tout est normal.  

Mais ce roman est surtout particulièrement révoltant, presque insupportable. On s’attache très rapidement à Emilie, très probablement du fait de la narration à la première personne. Une narration qui semble légère au premier abord, à cause d’une certaine dose d’humour grinçant et d’ironie, mais qui cache finalement le mal-être profond d’Emilie : si cette dernière ne cesse de dénigrer ses « rivales », de traquer le moindre défaut physique ou caractériel, le moindre faux pas de leur part, c’est tout simplement pour se rassurer, s’assurer à elle-même qu’elle vaut mieux qu’elles et qu’elle n’a rien à craindre d’elle. A partir du moment où cette constatation s’est imposée à moi, je dois avouer avoir été très proche des larmes quasiment en permanence. Parfois, je n’osais même plus continuer, de crainte que la situation se détériore … j’ai rapidement abandonné l’espoir de la voir s’améliorer !

Car il ne faut pas se voiler la face : ce roman est loin d’être facile à lire. Bien au contraire. C’est un roman déstabilisant, perturbant, troublant, dont on ne sort pas véritablement indemne. Il m’a beaucoup secouée, d’autant plus que je ne lis que très rarement ce genre de récits : connaissant les limites de ma sensibilité, j’ai généralement tendance à m’auto-materner et à éviter tout ce qui pourrait potentiellement me troubler. Cependant, je ne regrette absolument pas cette découverte littéraire : je suis tombée sous le charme de la plume d’Alma Brami, qui m’a fait ressentir avec énormément de force des tas d’émotions, qui m’a émue aux larmes et qui m’a véritablement captivée. Un très beau livre sur le plan de la narration, mais un récit particulièrement dramatique qui bouleverse et qui indigne. Un récit très court, mais très dense : j’ai du mal à croire qu’il ne fait que 165 pages !


 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge de l’été 2017
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